L'hiver dernier, elle n'a pas mis les pieds dehors pendant 47 jours. Pas à cause du verglas. À cause de ses talons.
Sa fille lui a envoyé un colis en novembre. Le soir du réveillon, elle était debout dans la cuisine à préparer la bûche.
Monique Vasseur, 67 ans, retraitée à Mâcon, n'a pas quitté sa maison entre le 1er décembre 2024 et le 16 janvier 2025. 47 jours. Pas parce qu'elle était malade. Pas parce qu'il neigeait. Parce que le froid rendait ses pieds inutilisables.
Le carrelage glacé le matin, les trottoirs comme du béton, les chaussures d'hiver qui compriment. L'hiver fait ça aux pieds abîmés par la fasciite plantaire : il referme la porte.
Le marché de Noël, le réveillon, le jour de l'An. Tout s'est passé sans elle.
L'hiver suivant, sa fille Claire lui a envoyé un colis fin novembre. 4 semaines plus tard, Monique était debout à 22h, pâte à bûche dans les mains, petits-enfants autour de la table. Ses pieds étaient sur du carrelage froid. Et ils tenaient.
Les 47 jours
L'hiver est le pire ennemi des retraités qui ont mal aux pieds. Pas à cause du froid en soi. À cause de ce que le froid fait à un corps déjà fragile : il referme la porte. Un matin, on renonce au marché. Le suivant, on renonce à la promenade. Puis au jardin. Puis au pas de la porte. Et un jour, on ne sort plus du tout. On regarde l'hiver depuis la fenêtre.
Monique le sait depuis 3 hivers. Chaque matin d'hiver, c'est le même rituel. Le réveil à 7h. Les yeux ouverts. Et les pieds qui refusent. Le carrelage de la chambre est à 14°C. Le premier pas est une brûlure froide qui remonte du talon jusqu'au mollet. Certains matins, elle reste assise 15 minutes au bord du lit avant de poser le pied par terre. Daniel dort encore. Il ne voit pas ces 15 minutes-là.
Chaque année, la même séquence : fin octobre, les premiers matins froids, les pieds qui se rappellent à elle dès le premier pas sur le carrelage. Novembre, les trottoirs durs, les chaussures d'hiver qui compriment le pied au lieu de le protéger. Décembre, l'enfermement.
47 jours entre 4 murs. Pas une maladie. Pas un confinement. Juste des pieds qui ne supportent plus l'hiver.
Daniel ne parle pas des 47 jours. Mais il les a comptés. Il a vu sa femme rétrécir. Pas physiquement. Socialement. Le marché, le jardin, la promenade sur les quais de Saône. Tout ce qui fait une vie de retraitée à Mâcon, effacé par le froid.
L'hiver suivant, tout va changer. Pas grâce à un médecin. Grâce à un colis arrivé fin novembre.
Le froid referme la porte
Pourquoi l'hiver est 3 fois pire quand on a une fasciite plantaire.
Le cercle est simple. Le froid raidit le fascia plantaire. Un fascia raide envoie un signal de douleur à chaque pas. La douleur pousse à rester immobile. L'immobilité réduit la circulation sanguine. Les pieds refroidissent encore plus. Le fascia se rétracte encore plus. Et chaque fois que Monique se lève du fauteuil après 2h assise, elle repart de zéro.
Le premier pas après 2h en position assise est aussi violent que le premier pas du matin. Le fascia s'est rétracté en position de repos. Il faut le "redémarrer" à chaque lever. En hiver, ce redémarrage se fait sur un sol glacé. Sans aucun amortissement.
Le carrelage de la maison : 14°C. Le trottoir dehors : 4°C. Aucune élasticité. Chaque pas est un impact pur, non amorti, sur un fascia raide et froid.
Et le pire conseil médical possible : "Restez au chaud." Rester au chaud, c'est rester immobile. Rester immobile, c'est laisser le fascia se rétracter un peu plus chaque jour. Et chaque pas devient pire que le précédent.
Le colis de Claire
Claire a 41 ans. Infirmière à Dijon. L'hiver dernier, elle a vu sa mère disparaître pendant 47 jours.
Elle se souvient du réveillon. Monique assise dans le fauteuil pendant que tout le monde s'activait. Les yeux qui suivaient les enfants sans que les jambes suivent. Lucas qui tirait la main de Monique : "Mamie, viens jouer !" Et Monique qui lâchait doucement la petite main : "Mamie est fatiguée, mon coeur." Elle n'était pas fatiguée. Elle avait mal.
Claire avait vu le visage de sa mère à ce moment-là. L'humiliation silencieuse d'une grand-mère qui ne peut plus se lever pour jouer avec ses petits-enfants. Claire est infirmière. Elle sait ce que l'immobilité fait au corps d'une femme de 67 ans. Et elle sait que l'hiver prochain sera pire que le précédent si rien ne change.
Claire ne veut pas revivre ça.
Novembre 2025. Un article dans un forum infirmier la fait s'arrêter. Une phrase : "L'hiver n'est pas la cause de la fasciite. Mais c'est le déclencheur qui transforme une gêne en enfermement."
Elle cherche une solution qui tient l'hiver. Pas des semelles moulées en mai pour des pieds nus sur du parquet tiède. Pas un rendez-vous kiné tous les 15 jours qui ne change rien dès qu'il fait froid. Quelque chose qui absorbe les impacts sur le carrelage glacé et les trottoirs gelés, jour après jour, de novembre à mars. Elle trouve les semelles Solvian. Technologie D.I.C. Garantie 60 jours. Elle commande pour sa mère. Sans lui demander.
Monique appelle Claire.
"J'ai déjà eu des semelles du podologue."
"Maman, le podologue t'a vue en mai. Ces semelles ne sont pas faites pour l'hiver. Essaie celles-ci. Juste cet hiver."
"Et si ça marche pas ?"
"Tu les renvoies et tu récupères tes sous. Et je viendrai te chercher pour le réveillon en fauteuil roulant s'il le faut."
Monique rit. La première fois depuis des semaines. Elle met les semelles dans ses Rieker.
Le test de décembre
Semaine 1. Les semelles dans la maison, dans les chaussons d'intérieur. Le carrelage est toujours froid. Mais les matins changent. Le premier pas n'est plus une lame. C'est une pression sourde. Supportable. Monique ne serre plus les mâchoires en sortant du lit. Elle ne reste plus 10 minutes assise au bord du matelas à rassembler son courage. Un matin, Daniel la trouve debout dans la cuisine en train de faire le café. Avant lui. Il ne dit rien. Il prend la tasse qu'elle lui tend.
Semaine 2. Elle sort acheter le pain. 300 mètres aller. 5°C dehors. Trottoirs froids. Elle revient. Ses pieds sont froids mais pas douloureux. La boulangère la regarde : "Ca faisait longtemps, Monique." Oui. 11 mois.
Le lendemain, elle y retourne. C'est la première fois en 3 hivers qu'elle sort deux jours de suite en décembre.
Semaine 3. Le marché du dimanche. Le quai Lamartine. Les pavés sont froids. Monique marche. Elle s'arrête devant l'étal du fromager. Elle achète du comté. Elle fait la queue chez le poissonnier. Debout. 10 minutes de queue. Dehors. Par 3°C. L'année dernière, c'était ces 10 minutes exactement qui l'avaient fait renoncer.
Le 8 décembre. Daniel propose le marché de Noël. L'année dernière : refus. Cette année : "On essaie. Si j'ai mal, on rentre."
45 minutes au marché de Noël de Mâcon. Debout. Pavés froids. Vin chaud dans les mains. Elle tient. Daniel la regarde. Il ne dit rien. Il achète un deuxième vin chaud.
Le réveillon
24 décembre 2025. 18h. Monique est dans la cuisine de Claire. Debout. Carrelage froid. Claire n'a pas le chauffage au sol. Tablier noué. Pâte à bûche dans les mains.
L'année dernière, à la même heure, dans la même cuisine, Monique était assise dans le fauteuil du salon. Elle écoutait les bruits de casseroles depuis la pièce d'à côté. L'odeur du chapon. Les rires des enfants. Tout ça à 5 mètres. Et elle ne pouvait pas se lever pour y participer. Cette année, c'est elle qui est aux fourneaux. Le tablier de Claire noué autour de la taille.
Lucas, 6 ans, entre dans la cuisine.
"Mamie, tu fais quoi ?"
"La bûche. Tu veux m'aider ?"
"T'es debout !"
Lucas ne sait pas pourquoi c'est important. Claire, qui entend depuis le salon, le sait. Daniel, qui lit le journal dans le fauteuil, le sait.
22h. Les cadeaux. Lucas et Inès courent partout. Monique se lève pour débarrasser. Elle porte les assiettes. 3 allers-retours cuisine-table. Debout depuis 4 heures. Sur du carrelage froid. En décembre.
Monique ne pense pas à ses pieds. C'est la première fois depuis 3 ans qu'elle ne pense pas à ses pieds un soir de réveillon. Elle pense au chocolat qui durcit trop vite. À Lucas qui met de la farine partout. À la vaisselle. Des pensées normales. Des pensées de grand-mère. Pas des pensées de malade.
Claire s'approche dans la cuisine. Elle chuchote.
"Maman."
"Quoi ?"
"Tes pieds."
"Quels pieds ?"
Claire la prend dans ses bras. Longtemps. Elle ne dit rien. Monique non plus. Elles n'ont pas besoin de mots. Elles savent toutes les deux ce que cet instant veut dire. Les 47 jours de l'hiver dernier sont finis. La porte est rouverte.
L'hiver transformé
Le même hiver. Les mêmes pieds. Le même carrelage. Un résultat différent.
| Hiver 2024-2025 (SANS) | Hiver 2025-2026 (AVEC) | |
|---|---|---|
| Jours sans sortir | 47 consécutifs | 0 |
| Marché de Noël | Refusé | 45 min debout |
| Réveillon | Assise dans le fauteuil | Debout en cuisine, bûche |
| Marché du dimanche | Arrêté nov-mars | Repris en décembre |
| Premier pas du matin | 9/10 sur carrelage glacé | 2/10 |
47 jours enfermée l'hiver dernier. Plus de 120 jours de vie perdus en 3 hivers. 120 jours sans marché. Sans promenade. Sans réveillon debout. Sans jouer avec les petits-enfants.
Les consultations, les séances de kiné, les semelles moulées sur mesure, les antidouleurs en pharmacie : Monique a dépensé plus de 900 euros en 3 ans. Pour un résultat qui tient de mai à septembre et s'effondre chaque hiver comme un château de cartes.
Ce que le podologue ne voit pas en mai
Le podologue moule les semelles en mai. Sur du parquet tiède. Pieds nus et détendus. Le résultat tient l'été. Il ne tient pas l'hiver.
Le kiné étire un fascia chaud, en cabinet chauffé à 22°C. Le bénéfice dure le temps du trajet retour dans le froid.
Les chaussons fourrés réchauffent, mais le fascia reste raide et chaque pas tape sur une semelle plate.
Les antidouleurs masquent le signal. Le pied ne sent plus rien. Il continue de s'abîmer.
Aucune de ces solutions ne résout le problème central : l'impact du pied sur le sol froid et dur. Pas après pas. Tout l'hiver.
Comment ça marche
La technologie D.I.C (Dispersion d'Impact Contrôlée) fait ce que les semelles classiques ne font pas : elle répartit la pression du talon sur 40% de surface supplémentaire.
Chaque pas est amorti et distribué. Sur du carrelage à 14°C comme sur un trottoir à 4°C. Le fascia n'est plus écrasé à chaque impact. Il peut enfin cicatriser.
10 000+ personnes ont retrouvé leur mobilité avec les Solvian. Des hommes et des femmes de 50 à 80 ans qui, comme Monique, avaient arrêté de sortir l'hiver. Pas par choix. Par douleur. Et qui ont retrouvé leurs marchés, leurs promenades et leurs fêtes de famille debout.
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Si vous ne faites rien cet hiver
Les 47 jours de l'année dernière ne restent pas à 47. L'hiver prochain, ce sera 60. Puis 90. Puis un hiver entier sans sortir.
Chaque hiver sans protection, le fascia se dégrade un peu plus. Les muscles s'atrophient. L'amplitude de mouvement se réduit. La fenêtre pour agir se referme.
Les petits-enfants grandissent. Ils apprennent à ne plus demander à Mamie de jouer. Ils arrêtent de lui tendre la main. Les marchés de Noël passent. Les réveillons se succèdent. Depuis le fauteuil.
Et ce n'est pas qu'une question de confort. L'immobilité prolongée chez les retraités accélère la perte musculaire, augmente le risque de chute et réduit l'autonomie. Chaque hiver enfermé est un hiver qui rapproche de la dépendance.
Chaque jour de cet hiver passé sans protection est un jour de plus où le fascia s'abîme dans le froid.
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Questions fréquentes
Ce qu'ils en disent
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- Riddle DL, Pulisic M, Pidcoe P, Johnson RE. Risk factors for Plantar fasciitis. J Bone Joint Surg Am. 2003;85(5):872-877.
- Lemont H, Ammirati KM, Usen N. Plantar fasciitis: a degenerative process (fasciosis) without inflammation. J Am Podiatr Med Assoc. 2003;93(3):234-237.
- Thomas MJ, Whittle R, Menz HB, Rathod-Mistry T, Marshall M, Roddy E. Plantar heel pain in middle-aged and older adults. BMC Musculoskelet Disord. 2019;20(1):381.
- Enquête IFOP - Bien vieillir à domicile, 2023. Isolement hivernal des retraités en France.
- Rome K, Howe T, Haslock I. Risk factors associated with the development of plantar heel pain in athletes. Foot. 2001;11(3):119-125.